Traduite en 60 langues (dont 21 langues d'Asie et 9 d'Afrique), cette
lettre 1995 a été écrite par frère Roger pour la rencontre européenne de
jeunes qui a rassemblé pendant cinq jours à PARIS, du 28 décembre 1994
au 1er janvier 1995, plus de 100.000 participants de tous les pays
d'Europe, de l'Est et de l'Ouest, et aussi des jeunes de 54 pays des
autres continents. La rencontre à PARIS est la 17e rencontre européenne
annuelle. Elle est une étape du "pèlerinage de confiance sur la terre"
animé par Taizé. Cette lettre sera méditée pendant les RENCONTRES
EUROPÉENNES DE JEUNES qui auront lieu à Taizé, semaine après semaine,
durant toute l'année 1995. Prochainement, frère Roger se rendra en
Afrique de Sud et en Tanzanie.
(71250 Taizé-Communauté, France. email: taize@cpe.ipl.fr)
Etonnement d'un Amour
De nuit, nous irons à la source. En nos profondeurs scintille une eau
vive où étancher nos soifs.
De nuit comme de jour, avançant de commencement en commencement, se
construit toute une vie.
Serait-ce aussi cela, l'âme humaine: la palpitation secrète d'un bonheur
peu descriptible?
En présence de violences physiques ou de tortures morales monte une
lourde interrogation: si Dieu est amour, d'où vient le mal?
Du mal, personne ne peut en expliquer le pourquoi. Dans l'Evangile, le
Christ se fait solidaire de l'incompréhensible souffrance des innocents,
il pleure la mort de qui il aime. 1
Le Christ n'est-il pas venu sur la terre pour que tout être humain se
sache aimé? 2
Quand la sensibilité n'éprouve presque rien de la présence de Dieu, à
quoi bon se tourmenter?
Avoir le simple désir d'accueillir son amour et peu à peu, au tréfonds
de notre être, s'allume une flamme. "Empli par son amour, le coeur
s'ouvre aux autres." 3
Animée par l'Esprit Saint, cette flamme d'amour peut être toute fragile.
Pourtant elle brûle.
Et l'Esprit Saint nous remue, nous travaille. Il réoriente les
profondeurs de nous-mêmes. 4 Il nous prépare à oser vivre le pardon et
la réconciliation.
...Et le coeur s'éveille à l'étonnement d'un amour.
Pour laisser jaillir en nous la fraîcheur d'une eau vive, il est bon de
se retirer quelques jours dans le silence et la paix.
Dans les temps anciens, Elie, le croyant, se mit en marche, à la
recherche d'un lieu où écouter Dieu. Et là il fit cette découverte: la
voix de Dieu trouve à se faire entendre dans un souffle de silence. 5
Dieu connaît notre attente. Il perçoit mieux que nous l'intention et
l'intime de notre être. Ce que nous saisissons mal dans la prière, Dieu
l'a déjà compris.
Quand nous prions et que rien ne semble se passer, resterions-nous sans
exaucement? Non. Le feu d'un amour atteint en nous jusqu'aux régions
arides, jusqu'aux contradictions de notre personne.
Dans une paisible confiance en Dieu, toute prière trouve des
accomplissements. Peut-être sont-ils différents de ce que nous
supposions... Dieu n'exauce-t-il pas en vue d'un plus grand amour? 6
La beauté d'une prière commune est un incomparable soutien. A travers
des paroles simples, des symboles, elle rayonne une joie discrète et
silencieuse.
Qui saura préparer et ouvrir tels enfants, tels jeunes, au mystère de la
confiance dans le Christ? 7 Pressentie dans le jeune âge, une intuition
de la foi se développe au fond de l'être. Même oubliée, elle peut
réapparaître au long de la vie. 8
Mais pourquoi les uns sont-ils saisis par l'étonnement d'un amour et se
savent aimés, même comblés? Pourquoi d'autres ont-ils l'impression
d'être mis de côté, peu aimés pour ce qu'ils sont? 9
Chaque être humain a soif d'être aimé et aussi d'aimer. Ce n'est pas
pour rien que l'Evangile rend attentif à ne pas se laisser enfermer dans
un isolement.
Etre écouté fait tomber des obstacles créés par les frustrations du
coeur, les blessures d'un passé proche ou lointain. Etre écouté, c'est
le commencement d'une guérison de l'âme. 10
Et se lève le souffle d'une confiance... Et s'entrouvre la porte d'une
liberté.
Si, dans l'être humain, se trouvent des fragilités, il y a aussi en lui
une insondable soif de liberté.
Comme la plus belle des médailles, la liberté peut avoir un revers. Que
serait une liberté dont l'usage égocentrique entamerait la liberté des
autres? La liberté est intimement liée au pardon et à la réconciliation.
11
Là aussi le Christ invite à une humble repentance. Et qu'exprime une
repentance? Elle est un élan de confiance par lequel nous déposons en
lui nos fautes, nous abandonnant en lui dans le silence et dans l'amour.
Jésus a été homme. Il sait l'aspiration humaine à une paix au-dedans.
Et, avant de quitter les siens, il les assure qu'ils recevront une
consolation. 12
Y aurait-il en nous un abîme de craintes, de doutes, ou d'isolement?
Joie! Joie de l'âme! En nous l'abîme d'inquiétudes appelle un autre
abîme, l'inépuisable compassion de son amour. 13
Et quel étonnement: toute proche était la confiance, et si souvent nous
l'ignorions. 14
Jamais Jésus le Christ ne nous abandonne à l'angoisse d'une solitude, où
ne demeureraient que grisaille, morosité et tristesse.
Dès sa résurrection, sa présence se fait concrète à travers une
communion mystique et visible, cette communion d'amour qu'est le Corps
du Christ, son Eglise.
Se réaliser dans cette communion suppose une simplicité de coeur et de
vie. Comment, sans une telle simplicité, cheminer avec confiance dans le
Christ?
L'Eglise n'entre-t-elle pas aujourd'hui dans le temps du dépouillement?
Il y va de sa crédibilité. Et cela plus encore quand, dans des régions
du monde, se produit un éloignement de la foi.
Une confiance dans le Christ ne se communique pas à coup d'arguments
qui, voulant persuader à tout prix, vont jusqu'à susciter une inquiétude
et même une peur.
Dans les jeunes générations, il en est qui se tiennent éloignés de cette
communion qu'est l'Eglise. La question se pose: eux aussi seraient-ils
victimes des ruptures anciennes et toutes nouvelles?
Aujourd'hui l'urgence n'est-elle pas de se réconcilier par amour? Et
quand le Christ appelle, qui peut refuser? Qui peut oublier sa parole:
sans retard, réconcilie-toi? 15
Avons-nous le coeur assez large, l'imagination assez ouverte, l'amour
assez brûlant pour entrer sur cette voie d'Evangile: sans un jour de
retard, vivre en réconciliés? 16
Quand l'Eglise écoute, guérit, réconcilie, elle devient ce qu'elle est
au plus lumineux d'elle-même, limpide reflet d'un amour et, plus encore,
... abîme de consolation. 17
Jamais distante, jamais sur la défensive, libérée des sévérités,
l'Eglise peut rayonner l'humble confiance de la foi jusque dans nos
coeurs humains.
Une lumière d'Evangile, si ténue soit-elle, ouvre une trouée dans nos
obscurités. 18 Elle est feu, elle est Esprit. Elle donne de vivre du
Christ et en soi-même et pour les autres.
En cette période de l'histoire, la conscience chrétienne connaît un
éveil sans précédent face à la souffrance humaine.
Partout à travers le monde, il est des chrétiens qui donnent leur vie.
Ils cherchent à être présents aux évolutions toujours plus rapides des
sociétés. En présence de mutations si accélérées, un étonnement se fait
jour: l'étonnement de tout ce qui est rendu possible par amour. Là où
ils vivent, ces chrétiens assument des responsabilités souvent très
concrètes. 19
En de vastes régions du monde, la mesure économique de l'homme compte
avant tout, et la préoccupation de s'enrichir par le marché l'emporte.
La conscience de nombreux chrétiens ne peut pas se satisfaire d'une
croissance économique dont ne bénéficie qu'une partie de la population
d'un pays.
Depuis les apôtres, la Vierge Marie et les croyants des premiers temps,
il y eut un appel à vivre en grande simplicité.
Une des pures joies d'Evangile est d'avancer encore et toujours vers une
simplicité de coeur qui entraîne à une simplicité de vie.
Attentif à la construction de la famille humaine, comment ignorer que
chaque peuple a son génie propre? 20 Et, sur la terre, tant de peuples
ont aujourd'hui la figure mystérieuse du "serviteur souffrant" 21 :
humiliés, malmenés, sans rien pour attirer le regard, ce sont nos
maladies qu'ils portent. 22
Où que nous en soyons, inlassablement le Ressuscité nous cherche et
toujours il nous rejoint. L'entendons-nous frapper à notre porte quand
il nous dit: viens et suis-moi! 23
Avec presque rien, avant tout par le don de notre vie, il attend qu'en
nous soient rendus perceptibles et le feu et l'Esprit. 24
Tout pauvres que nous soyons, n'éteignons pas le feu, n'éteignons pas
l'Esprit. 25 En eux s'allume l'étonnement d'un amour.
Et la toute humble confiance de la foi se transmet comme le feu, de
proche en proche.
Notes
1 Jean 11.35-36.
2 "Il n'y a pas de violence en Dieu. Dieu a envoyé le Christ non pas
pour nous accuser, mais pour nous appeler à lui, non pas pour nous
juger, mais parce qu'il nous aime." (Lettre à Diognète, deuxième siècle
après le Christ) Sur la terre, il y a des violences physiques, la
guerre, la torture, le meurtre... Il y a aussi d'autres violences,
celles qui se dissimulent dans le jeu des méfiances et des habiletés,
dans le soupçon, l'humiliation, une promesse non tenue...
3 Un théologien orthodoxe de Bucarest mort en 1993, le Père Staniloae,
qui a connu la prison politique, a écrit des mots si essentiels qu'on
voudrait les savoir par coeur: "J'ai cherché Dieu dans les être humains
de mon village, puis dans les livres et dans les idées. Mais cela ne me
donnait ni paix, ni amour. Un jour j'ai découvert, en lisant les Pères
de l'Eglise, qu'il était possible de rencontrer Dieu par la prière. J'ai
compris progressivement que Dieu était proche, qu'il m'aimait, et
qu'empli par Son amour, mon coeur s'ouvrait aux autres. J'ai compris que
l'amour était une communion, avec Dieu et avec l'autre. Et sans cette
communion, tout n'est que tristesse et désolation."
4 Dans les profondeurs de l'être humain, une parcelle de lui-même
demeure solide, inébranlable comme le roc.
5 I Rois 19.3-13.
6 Heureux ceux qui vivent dans la confiance du coeur, ils verront Dieu!
Comment le verront-ils? Comme Marie qui, attentive, "conservait toutes
choses en son coeur" (Luc 2.19,51) et voyait Dieu d'un regard intérieur.
Une vision peut être donnée par l'Esprit Saint. Mais elle n'est pas
l'apparition d'une personne connue ou inconnue qui se tiendrait près de
nous. Elle est une image puisée à l'intérieur de soi-même, assez claire
pour qu'elle donne de "voir" un être aimé ou vénéré, comme s'il était
présent. Il est possible d'aimer le Christ au point d'en avoir une telle
vision, suscitée par l'Esprit Saint. Mais que sont visions ou extases en
regard d'un geste d'amour, de pardon, de réconciliation?
7 Prendre un enfant par la main, aller prier avec lui dans une église...
et l'enfant peut s'éveiller au mystère de la foi. Cela est possible
aussi à la maison. Au IVe siècle, saint Jean Chrysostome écrivait: "La
maison est une petite église." Aujourd'hui, dans des sociétés
sécularisées, il est bon que nos demeures laissent entrevoir l'invisible
présence par quelques symboles du Christ. Dans une demeure, il est
possible d'aménager un angle, si petit soit-il, pour la prière, avec une
icône, un luminaire... Bien sûr, faire de sa demeure une petite église,
une "ecclesiola", suppose de ne pas s'y replier à quelques-uns et,
alors, de ne pas oublier la dimension universelle de l'Église.
8 La foi peut réapparaître à l'âge adulte chez ceux qui, enfants, ont
prié avec un proche. Quand, au contraire, il y a un vide dans le jeune
âge, il arrive que ce vide se remplisse comme il le peut, avec divers
éléments qui se présentent. Comment l'enfant aurait-il la maturité pour
faire un tri parmi tous ces éléments?
9 A travers des événements divers, un enfant peut éprouver un sentiment
d'abandon. Et naît en lui un appel intérieur à ne pas être délaissé. Il
arrive à des enfants d'être blessés par des tensions familiales, par des
explications que des adultes ont en leur présence. Comprendre un enfant,
ou un jeune, suppose beaucoup de discernement. Souvent se pose la
question: y aura-t-il quelqu'un pour lui faire traverser un vide qui
l'atteint au coeur de son coeur?
10 Etre écouté par quelqu'un qui a une expérience permettant de lire
jusque sous les contradictions de l'être humain. Ecouter ne demande pas
d'avoir une méthode, mais de savoir discerner les dons, les blessures,
la soif de Dieu, en ceux qui se confient. Il est des personnes, souvent
âgées, capables d'écouter, de comprendre les plus jeunes, de les
décharger d'un poids d'inquiétudes.
11 Même sous les apparences d'un amour, il est possible de retenir
autrui captif dans ce désert qu'est le chantage affectif. Même au nom de
la liberté peut s'accomplir une manipulation de l'autre.
12 Jésus dit à ses disciples que, lorsqu'il les aura quittés, l'Esprit
Saint sera leur consolation, leur soutien. (Jean 14.16-18, 26-27)
"On appelle Dieu le "Dieu de la consolation", le "Dieu des
miséricordes", parce qu'il a pour préoccupation continuelle de consoler,
d'encourager les malheureux et les affligés, même s'ils ont commis des
milliers de péchés." (saint Jean Chrysostome, IVe siècle)
13 "L'abîme appelle l'abîme" (Psaume 42.8) Eprouvant comme un vide
intérieur, certains en viennent à se demander: où donc est Dieu? Il peut
y avoir en nous des doutes, et Dieu ne nous en aime pas moins. Le
Christ, le Ressuscité, ne se tient-il pas auprès de tous, même de ceux
qui ne le connaissent pas? Il est des chrétiens entièrement déconcertés
quand ils entendent dire que leur foi serait comme la projection d'une
attitude inconsciemment infantile. Et le doute peut se glisser dans
l'âme. Mais le doute n'est pas toujours redoutable. La maturité d'une
vie intérieure aide à découvrir un passage qui va de l'hésitation, ou du
doute, à la toute humble confiance en Dieu.
14 Dans la confiance en Dieu, il est bon de s'attacher à quelques
réalités d'Evangile et y revenir à tout moment: "En tout la paix du
coeur, la joie, la simplicité, la miséricorde." "Oublie dans le Christ
ce qui assaille ton coeur." "Dieu enfouit notre passé dans le coeur du
Christ et de notre futur il va prendre soin."
15 Matthieu 5.23-24. L'espérance d'une réconciliation des chrétiens
s'effacerait-elle, comme la vague qui retombe? Peut-être, mais Dieu
n'ouvre-t-il pas toujours des voies nouvelles? La réconciliation naît du
dedans, dans le coeur de chacun, dans sa propre vie. La vocation
oecuménique des baptisés est avant tout d'être créateurs d'une
réconciliation concrétisée tous les jours, auprès et au loin. Vécue dans
sa propre personne, la réconciliation acquiert une crédibilité et elle
peut entraîner une réconciliation dans cette communion d'amour qu'est
l'Eglise. Ce qui importe, c'est de vivre en réconciliés. Les textes
viendront ensuite. Consacrer trop d'énergies aux textes ne finit-il pas
par éloigner de la réalisation concrète de l'appel d'Evangile: sans
retard, réconcilie-toi?
16 Ils sont innombrables les chrétiens qui connaissent une lutte
intérieure, et parfois une souffrance, pour être porteurs de paix dans
cette communion d'amour qu'est le Corps du Christ, son Eglise. Ils ne
sont pas naïfs face à des abus qui corrodent la communion. Ils
pourraient juger l'endurcissement de tel ou tel. Loin de s'y laisser
entraîner, ils cherchent de toute leur âme silence et amour. Quand ils
expriment leurs attentes, ils sont vigilants à ne pas creuser des fossés
qui sépareraient encore davantage. Ils cherchent tout ce qui entraîne à
vivre déjà en réconciliés. Ils savent que, en vue des continuités du
Christ dans la famille humaine, il est si essentiel qu'apparaisse la
réalité d'une communion, d'une Eglise réconciliée, toute habitée de
joie, de simplicité et de miséricorde.
17 A cause des séparations entre chrétiens, certains se trouvent dans
une situation où ils ne peuvent pas recevoir l'Eucharistie. Plutôt que
de se surtendre sur cette difficulté, il est possible de donner le "pain
bénit" à chacun de ceux qui ont été présents à la célébration
eucharistique, à tous sans exception, croyants et non croyants. Ce geste
d'accueil se réfère au récit de la multiplication des pains: un jour le
Christ a béni cinq pains et les a partagés entre tous, sans distinction
(Matthieu 14.13-21). Cela donne à méditer sur la maternité de l'Eglise,
elle est parvenue à découvrir l'inattendu. Ce geste, né dans une
lointaine histoire chez les chrétiens d'Orient, n'apporte-t-il pas une
réponse concrète dans telles situations d'aujourd'hui?
18 "Dieu est lumière, en lui il n'y a pas de ténèbres." (I Jean 1.5)
19 Parmi les chrétiens, nombreux sont ceux qui se refusent à accepter
toutes les formes d'exclusion, le chômage, les grandes banlieues
défavorisées... Il est des jeunes, des moins jeunes, et même des
personnes avancées en âge, qui consacrent une partie de leur temps à un
service bénévole pour les autres, par exemple pour être présents auprès
d'enfants ou de personnes âgées de leur quartier. Certains appuient ce
bénévolat par des collectes, et c'est bien. Mais on peut souhaiter aussi
que les jeunes entrent dans un tel bénévolat sans faire d'appel
financier: à quelques-uns, à trois ou quatre, apporter une aide à
d'autres en mettant en commun le peu de moyens dont on dispose.
20 Nous sommes dans une période où sévit une crise de confiance en
l'homme. Particulièrement sensible en Europe, elle nous place devant ce
défi: quelles responsabilités prendre pour que naisse une nouvelle
confiance, tout à fait indispensable à la construction de l'Europe?
21 Voir Isaïe 53.2-4, 7.
22 Heureux ceux qui, en ces années, ont tout fait pour parvenir à la
liberté de leurs peuples! Qui soutiendra ces libertés, là où elles sont
encore toutes jeunes?
23 Voir Apocalypse 3.20 et Marc 10.21. Aller jusqu'au bout du don de soi
par un oui pour toute la vie peut être un soutien, pour qui est attentif
aux continuités du Christ. Ce oui est un point d'ancrage de la liberté
intérieure et le rappel d'un sens clair de la vie dans l'Evangile: la
donner pour d'autres. Ils sont bien présents à travers le monde, ceux
qui, par le don d'eux-mêmes, reflètent sans le savoir une part de la
sainteté du Christ.
24 Jean le Baptiste annonce que le Christ baptisera "dans l'Esprit Saint
et dans le feu" (Matthieu 3.11).
25 I Thessaloniciens 5.19.
(71250 Taizé-Communauté, France. email: taize@cpe.ipl.fr)
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